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FÉVRIER-RENAUT Léa  

 L’IMMERSION PAR LA RÉPÉTITION,

                         

La création d’une intimité dans l’infini.

 

L’immersion est le fait de se retrouver dans un milieu étranger sans contact direct avec son milieu d’origine (larousse). C’est donc un espace dans lequel nos sens sont tellement perturbés qu’ils peuvent en oublier le monde extérieur, en le perdant, comme dans un labyrinthe par exemple.

Nous allons donc nous intéresser à ce sujet en 2 axes différents d’analyse: premièrement avec des oeuvres immersives utilisant un élément répété régulièrement; puis avec un élément répété mais déformé, et nous allons finir avec une analyse d’oeuvre concernant ces 2 catégories.

 

Comment ressent-on un espace immersif avec un élément répété? 

Le fait de répéter un élément joue directement avec le rythme d’un espace il permet alors de créer une constance ou de créer un rythme totalement anarchique pour créer de la stabilité ou de l‘instabilité.

 

I-Répétition régulière 

 

Nous allons commencer à y répondre avec: LAPIERRE Arnaud, Ring installation,Place Vendôme Paris, 2015 (dimensions: 4000/4000/3000mm)

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Cette oeuvre est un assemblege de blocs de miroir formant un cylindre.

 

 

Cette installation est au premier abord déstabilisante, en effet nous ne pouvons plus distinguer ce qui est réel de ce qui ne les pas. Il y a une création d’un espace infini, un monde décousu dans lequel le temps n’existe plus.

 

Paradoxalement, The Ring Installation nous permet de voir tout l’environnement en ne regardant qu’une partie de l’installation. Elle met en valeur l’architecture des bâtiments en nous offrant un nouveau regard, un nouvel angle de vue.

 

https://www.archdaily.com/187161/ring-installation-arnaud-lapierre

http://arnaud-lapierre.com/post/113951150606/fractal-20-25-04-2015-installation-mirrors

 

 

En deuxième exemples nous allons étudier une partie de l’oeuvre: OLIVEIRA Henrique, Transarquitetônica,musé d’artcontemporain de. l’université de Sao Paulo. (1600m2)0b2e5d13f330a33ffc4f5b63decfe218

C’est une structure faite de bois de récupération  sur une base de tige en métal 

On peut y ressentir un réel calme grâce à ses formes arrondies et régulières, et l’utilisation d’un bois mat et clair.

 

Par le fait de ces sorte de tronc régulièrement espacés cela créer une sensation étrange: on se retrouve alors face à soi-même, comme étant dans son propre subconscient. En effet tout se ressemble, aucun repère spatial n’est possible.

https://www.juxtapoz.com/news/henrique-olivei-s-largest-installation-yet/

 

On finit cet axe avec ce dernier exemple qui est : FITZGIBBONS Bill, Installation lumineuse,tunnel de Railroad Park à Birmingham (Alabama), 2013. (environ 8/2m)31feb6c47d2e30e09c56326a0fd00e52.jpg

Ce qui est intéressant ici, c’est le contraste fort entre l’architecture du tunnel datant du 18e siècle, et l’intérieur beaucoup plus actuel avec l’utilisation de néons multicolores.

Avec ces 250 néons, cette installation nous offre l’impression d’un voyage dans le temps, un portail vers une autre dimension. 

En s’imaginant à l’intérieur on fait alors totalement abstraction des autres et nous retrouvons face à nos propres pensées. Cette oeuvre nous fais sentir une sorte de dynamisme intérieur.

https://www.konbini.com/fr/culture/installation-lumineuse-souterrains/

http://e-cours-arts-plastiques.com/la-lumiere-dans-lart-et-dans-tous-ses-etats-part-3/

 

Quand on regarde ces trois oeuvres et l’effet quelles produisent,

on peut alors constater que lorsqu’un même élément est répété de manière régulière pour décrire un espace, on se sent alors coupé des autres, et du monde. Nous nous retrouvons face à nous même et nos propres pensées. Cette qualité immersive nous isole complètement des autres.

 

II-Répétition déformée:

 

La première oeuvre que je vous présente est la Situation room de MARC FORNES / THEVERYMANY installé à Storefront for Art and Architecture NYC en 2014.(dimensions: 168,520m2)

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Créée par un assemblage de 20 sphères de diamètres différents,

On y retrouve une certaine constance par le fait de l’utilisation monochrome du rose. 

l’alliance entre ces formes fluides, le rose et son aspect brillant donne une atmosphère envoutante, confortable mais également angoissante. Elle donne l’impression d’être dans un micro-organisme gélatineux s’apprêtant à nous digérer. Il y a alors la perte d’échelle, nous perdons les notions d’espace et de grandeur. 

On y retrouve la répétition de rectangles déformés qui appuient les forme arrondis. C’est rectangles sont des perforations dans la structure ce qui permet un jeux de lumière. 

 

 

Ces perforations nous permettent également de voir la structure à travers elle-même ce qui offre une vision d’autant plus psychédélique et déstabilisante. 

https://theverymany.com/14-storefront/

 

Pour cette deuxième oeuvre j’ai choisi : KOGLER Peter, schauraum, Sigmund Freud Museum, 2015, (environ 20m2)

Les-Illusions-architecturales-vertigineuses-de-Peter-Kogler-02Les-Illusions-architecturales-vertigineuses-de-Peter-Kogler-03

On y retrouve une répétition de ligne qui viennent créer des illusions d’optique en déformant cet espace: Les illusions se modifient selon notre point de vu

La pièce semble en perpétuel mouvement. C’est grâce à cette répétition de lignes déformées que nous perdons nos repères, et cela devient d’autant plus fort par la présence d’une ampoule au milieu de la pièce(retenue au plafond).

Nous avons envie de comprendre cette pièce, qui semble réagir à nos déplacements et mouvements. 

https://www.chambre237.com/les-illusions-architecturales-vertigineuses-de-peter-kogler/http://www.kogler.net/sigmund-freud-museum-schauraum

 

Et enfin pour clore cette dernière partie, je vais vous parler de : Net de Hasselt, House for Contemporary Art Z33 , Hasselt, Belgium, 2011.Capture d’écran 2018-11-12 à 22.42.11.png

Cette oeuvre est constituée de filets souples se superposant de sorte à créer plusieurs « étages » et attachés au sol plafonds et murs.

On y retrouve une sorte de mise en application de l’oeuvre précédente mais ici en 3D.

On y ressent une instabilité visuelle, de part les lignes mais aussi par le fait que nous voyons des visiteurs se balader au-dessus de nous, mais également une réelle instabilité physique. Cela fait penser à une toile sociale, car l’ouvre se déforme en fonction des mouvements des visiteurs, elle prend forme par les différents types d’interactions sociales. 

http://www.numen.eu/installations/net/hasselt/

 

 

 Pour conclure sur cette deuxième partie,

on peut remarquer que lors qu’il s’agit de répétition déformée, l’oeuvre vient alors déstabiliser le spectateur, il se retrouve par rapport à quelque chose d’étranger qu’il ne peut réellement comprendre.

Ainsi,

 avec une répétition régulière, le spectateur se retrouve face à lui,                                             dans le néant de son subconscient, et dans le cas d’une répétition                     irrégulière   et  déformé,   le  spectateur  se   retrouve confronté                                         à quelque chose d’étranger, à la question d’autrui.

 

ANALYSE :

KUSAMA Yayoi,

ALL THE ETERNAL LOVE I HAVE FOR THE PUMPKINS,London,2016

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Yayoi Kusama (né en 1929) est une artiste japonaise contemporaine, avant-gardiste, peintre, sculptrice et écrivaine. Elle trahvails surtout aux États unis, et à Tokyo.

Cette oeuvre est la rencontre entre la répétition régulière, et la répétition déformée. En effet elle répète des sortes de citrouille avec le même motif, mais chacune de différentes tailles, et grâce à la présence de miroirs noircis au plafond, sur les parois et le sol, cela créer un motif répété de manière régulière et infini.

Il y a la création d’un graphisme fort grâce aux entrées qui créent des bandes verticales noires dans l’espace, ce qui vient contraster avec les formes arrondies des poids et des courges, mais aussi par le jeux bichromatique entre un jaune vif, et un noir intense.

Avec l’effet des miroirs, la perte de repères est totale. Nous nous voyons alors projetés à l’infini dans un espace inconnu à caractère angoissant. 

En voyant ces courges on se rappelle de leurs aspect , et leurs formes disgracieuses, culturellement assimilé à la laideur et des formes de magie obscure, on ne peut s’empêcher de penser à la citrouille de cendrillons qui représente entre autre la pauvreté et le milieu rural de cette histoire. Cela est fortement appuyé avec l’utilisation de ce jaune vif et acidulé, avec des poids de tailles différentes rendant cet objet oeuvre d’art cinétique. On a l’impression qu’elles ondulent, et peut devenir source d’angoisse.

Tout cet aspect est d’autant plus mis en avant avec l’utilisation de ses miroir aux tonalités  noir, ce qui donne un aspect très noble et chic à cette pièce, ce qui vient renforcer son graphisme.

Le spectateur se perd alors dans cet infini néant de champ de courges mouvantes, à jamais perdu face à l’étrangeté de ce monde que nous nous éprouvons à rendre tangible pour mieux le comprendre.

Selon moi cette oeuvre nous permet de se rendre compte de l’étrangeté qui nous entoure, de projeter nos angoisse dans cette pièce et de les y enfermer à jamais, comme une boite de Pandore.

https://fr.wikipedia.org/wiki/Yayoi_Kusama#Regard_sur_l’œuvre

https://dma.org/kusama

 

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